Faux remboursement
En clair
On vous annonce qu'une somme vous est due et on vous demande votre carte bancaire pour vous la verser. Un remboursement ne demande jamais de numéro de carte : c'est le signal.
Ce que cherche l'attaquant : obtenir un paiement.
Définition
L'arnaque au faux remboursement annonce qu'une somme vous est due — impôts, mutuelle, énergie, abonnement — et demande vos coordonnées bancaires pour « procéder au versement ».
Comment ça fonctionne
Le message reprend l'identité d'un organisme public ou d'un fournisseur et annonce un trop-perçu à restituer. La perspective de recevoir de l'argent réduit la vigilance : contrairement à une menace, une bonne nouvelle n'éveille pas la méfiance. Le formulaire demande les coordonnées bancaires complètes, souvent le numéro de carte plutôt qu'un simple IBAN — détail révélateur, car un remboursement ne nécessite jamais un numéro de carte complet avec date d'expiration et cryptogramme.
Pourquoi ça marche
Une bonne nouvelle n'éveille pas la méfiance qu'éveille une menace. L'envie de récupérer une somme due fait accepter une étape absurde : donner sa carte pour recevoir de l'argent.
Sur quoi cette attaque s'appuie
Comprendre ces ressorts vaut mieux que retenir cent fiches : c'est ce qui permet de reconnaître une arnaque que personne n'a encore décrite.
Signaux d'alerte
- Remboursement annoncé sans démarche préalable de votre part
- Demande du numéro de carte bancaire complet, avec cryptogramme, pour recevoir de l'argent
- Délai imposé pour « réclamer » la somme sous peine de la perdre
- Montant précis destiné à rendre le message crédible
- Domaine du lien différent du site officiel de l'organisme
Exemple
Exemple fictif — aucune organisation ni adresse réelle
Email reçu, en apparence de votre fournisseur d'accès à internet.
Objet : Remboursement de 63,40 € en attente Suite à une double facturation, un remboursement vous est dû. Pour le recevoir, renseignez votre carte bancaire avant le 30/04 : rembourse-client.example-not-real.test
Ce qui le trahit
- On vous demande une carte pour recevoir de l'argent.
- Une date limite pour « réclamer » un remboursement.
- Un remboursement que vous n'avez jamais demandé.
Comment vérifier
Connectez-vous à votre espace personnel officiel par vos propres moyens. Un remboursement réel y figure. Un organisme public ne réclame jamais un numéro de carte pour verser de l'argent : un versement se fait sur un IBAN déjà connu.
Les questions à se poser, dans l'ordre
La page demande-t-elle un numéro de carte, une date d'expiration ou un cryptogramme ?
Si oui : C'est une fraude : un remboursement n'en a jamais besoin.
Le remboursement est-il absent de votre espace client, ouvert par vos propres moyens ?
Si oui : Supprimez le message et signalez-le comme frauduleux.
Avez-vous saisi votre carte ?
Si oui : Faites opposition immédiatement.
Que faire
Ne saisissez aucune coordonnée bancaire. Supprimez le message et signalez-le comme frauduleux.
Si c'est déjà arrivé
Faites opposition sur votre carte, surveillez les prélèvements suivants et contestez les débits non autorisés auprès de votre banque. Déposez plainte et signalez les faits sur cybermalveillance.gouv.fr.
Pour que ça ne se reproduise pas
- Retenez la règle : on vous verse de l'argent sur un IBAN, jamais en échange d'un numéro de carte.
- Consultez vos remboursements uniquement dans votre espace client officiel.
- Méfiez-vous d'un message d'autant plus qu'il annonce une bonne nouvelle inattendue.
Les gestes qui déjouent cette attaque
- Analyseur de message suspect : ce SMS ou cet email est-il une arnaque ?Collez un SMS, un email ou un message : l'outil montre les procédés d'arnaque qu'il contient, lit chaque lien et nomme les attaques qui y ressemblent. Rien n'est envoyé.
- Que faire dans l'heure qui suit un paiement frauduleuxJ'ai payé une arnaque, que faire maintenant ?
Testez-vous
Un trop-perçu de 384,29 € vous attend. Il suffit de donner votre carte.
Lancer la simulation « Faux remboursement »Questions fréquentes
- Pourquoi demander une carte bancaire pour un remboursement ?
- C'est précisément le signal d'alerte. Un versement ne nécessite qu'un IBAN. La demande d'un numéro de carte complet, avec date d'expiration et cryptogramme, ne sert qu'à débiter, jamais à créditer.
- Le message reprenait exactement le logo de l'administration.
- Un logo se copie en quelques secondes. L'apparence d'un message ne constitue jamais une preuve d'authenticité : seul l'accès à votre espace officiel, par vos propres moyens, permet de vérifier.
Attaques liées
Sources officielles
Aussi appelée : arnaque au remboursement, faux trop-perçu, faux remboursement des impôts.
Cette fiche fait partie de la famille Fraudes financières. Mise à jour : 2026-08-31.